A propos

Qui se cache derrière Flohbair_logo-PinkBlue

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Salut ! Je m’appelle Elisa.

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 Je suis née en 1983 dans l’ancienne RDA et après avoir vécu neuf ans en France, j’habite à Majorque en Espagne depuis deux ans. Cette incapacité à m’installer à un endroit pendant plus de quatre ans et ce chemin difficile avec toutes ses étapes intenses et instructives m’ont fait découvrir certaines révélations sur la vie.

J’ai rencontré des gens différents et j’ai pu observer la vie quotidienne avec des cultures distinctes. Mais une chose m’a marquée partout où j’ai vécu : Les gens passent à côté de leur vie et se distraient de leur existence absurde en chargeant un maximum leur vie quotidienne (et ils se plaignent sans cesse qu’il n’ont pas assez de temps), en surfant sur Internet ou en regardant la télévision (combien d’heures la plupart d’entre nous passe inconsciemment sur le Web ou devant la TV ?) ou en faisant la fête avec plein d’amis tout le temps, car l’alcool et les drogues forment des distractions efficaces aussi.

Et cette vie là, ils la considèrent comme la réalité. De plus en plus de personnes deviennent dépressives et croient qu’elles sont malades. A mon avis, une dépression est la réaction la plus saine à ce comportement malsain qui est ancré en nous tous et que nous considérons comme « normal ». J’ai fait une psychothérapie moi-même avec une femme géniale qui me disait : « Elisa, la dépression est une chance. » Je n’ai pas du tout compris ce qu’elle voulait me dire par là car, pour moi, la chance, c’était autre chose que ce vide et cette envie de me jeter devant le prochain bus. Et ensuite avoir trop peur de ça et rentrer chez moi en me disant que du coup, je vais passer le reste de mes jours en attendant la mort, allongée dans mon lit, submergée par la fatigue et la tristesse qui remplaçaient le vide de temps en temps.

Aujourd’hui, j’ai enfin compris ce que ma thérapeute voulait dire. La dépression est un message de cette petite étincelle d’envie de vivre qui veut nous dire que quelque chose ne va pas. Chacun doit découvrir lui-même ce qui ne va pas dans sa vie ou ce qui le gêne dans la société. Malheureusement, beaucoup de personnes semblent préférer fonctionner dans la société au lieu d’avoir le courage de s’épanouir. La raison pour cela est la peur. Peur du rejet par les autres, peur de l’inconnu, peur que finalement, ils ne trouvent pas d’alternative à cette vie « normale » que la société semble leur imposer. Mais j’ai une bonne nouvelle :

Il existe une alternative !

En un mot, je l’appellerai l’amour. Presque toutes nos peurs sont liées à l’amour, l’acceptation et la reconnaissance des autres. Alors nous vivons sans cesse avec la peur que nous perdrons cet amour, cette acceptation ou cette reconnaissance. Ou nous sommes frustrés de ne jamais en recevoir assez. Voilà la grande erreur de raisonnement qui fait le malheur de l’humanité depuis des milliers d’années. Arrête de chercher chez les autres et cherche ce qu’il te faut chez toi-même !

Le message est simple : Aimes-toi, toi-même !

Mais il n’est pas facile à appliquer. Nous entendons souvent cette phrase, ces derniers temps. Mais elle ne nous dit pas comment faire. Comment fait-on pour s’aimer soi-même ?

Après tout, l’amour n’est pas quelque-chose de logique qu’on puisse contrôler ou se décider à ressentir, alors comment ça marche ?

C’est le sujet sur lequel je veux écrire ce blog, pour aider le plus de personne possible parmi vous à vous aimer vous-mêmes, à voir le monde autrement, à suivre votre chemin au lieu de vous laisser mener par le bout du nez par la société, dont se plaint tout le monde. Enfin, la société, c’est nous ! Tu veux la changer ? Commence par toi-même.

Je suis curieuse de savoir si j’arrive à vous atteindre avec mon plaidoyer pour l’amour et l’amour de soi en particulier (car il est la base de tout le reste) ainsi que voir si nous arrivons, ensemble, à changer – ne serait-ce qu’un petit peu – notre société, notre vie et nous-mêmes.

J’attends avec impatience vos commentaires, messages (emails à elisa@flohbair.com) et révélations personnelles.

Si tu veux savoir en plus sur moi, voici un petit résumé de ma vie jusqu’ici :

Comment je suis partie à la conquête du monde …

Le rêve

« Ne rêve pas ta vie. Vis tes rêves. » J’étais une jeune adolescente timide et rêveuse quand j’ai lu cette phrase griffonnée sur un mur. J’ai décidé d’en faire ma devise. Je rêvais d’autres pays, où la vie ne serait pas aussi grise et sinistre que dans ma ville natale en Allemagne (au moins, je la percevais comme ça à l’époque).

Quelques années plus tard, je n’avais pas seulement surmonté ma timidité, mais je faisais déjà des voyages avec ma famille et des amis. La Bulgarie, la Hongrie, le sud de la France … Encore quelques années plus tard, je suis partie pour la première fois toute seule pour passer un mois au Mexique. Et enfin, à l’âge de 22 ans, je suis partie pour une année d’échange à Lyon.

La France et l’Espagne

Sauf qu’à la fin de cette année d’échange, je ne voulais plus rentrer en Allemagne. Je me suis inscrite à l’université de Toulouse pour finir mes études en traduction. Avec mon Master en poche, je me suis installée à Paris. Après une année déprimante en tant qu’employée qui passait toute la journée dans un bureau gris dans une banlieue parisienne, je me suis mis à mon compte. Désormais, je ne vivais pas seulement dans une des plus grandes et belles villes au monde, mais en plus, j’étais devenue ma propre chef. Quatre ans plus tard, j’ai à nouveau fait ma valise pour aller vivre en Espagne.

La désillusion

Elisa_AlltagQue s’est-il passé ? Pourquoi je partais encore une fois ? Je constatais que j’étais en train de fuir. De fuir la vie quotidienne. Mais la vie quotidienne te suit. Elle est ton plus fidèle compagnon et si elle ne te plaît pas, il ne suffit pas de la trimballer avec toi à travers le monde. Tu dois la créer activement toi-même. Et pour cela, tu n’as pas forcément besoin d’aller vivre ailleurs. Tu peux le faire maintenant et n’importe où.

Comme moi par exemple, sur une île paradisiaque dans la Méditerranée. Où je suis – contre toute attente – tombée dans un trou profond. Alors que j’avais concrétisé ma devise de voyager (en Colombie, à Cuba, au Japon, en Thaïlande, en InterRail de Berlin jusqu’en Grèce, à vélo de Paris jusqu’à Amsterdam), de vivre en liberté (en tant que traductrice freelance, je pouvais travailler quand et d’où je voulais) et d’émigrer (en France et puis en Espagne) et je me suis sentie aussi vide et perdue que jamais. Ce n’était pas agréable. Mais c’était la meilleure chose qui ait pu m’arriver.

« L’illumination »

J’ai réalisé que les changements des facteurs extérieurs (à l’extérieur de nous-même) ne rend heureux que temporairement. Alors qu’est-ce qui nous aide à être heureux à long terme ? C’est une bonne question … à laquelle il y a beaucoup de réponses : Nous pouvons par exemple nous mettre à notre écoute afin de savoir ce qu’il nous faut. Et non un jour, mais maintenant et ici, à l’instant présent. Cela peut impliquer des objectifs à atteindre et des rêves à réaliser autant qu’une douche chaude (ou froide), un cocktail (ou une tisane), du soleil, de la tranquillité, du « pécul », un câlin, le sentiment d’être utile, un fou rire, pleurer, s’énerver, plus de rigueur, moins de rigueur … Les petites choses autant que les grands projets de la vie.

C’est exactement à ce moment de la vie, où je me trouve aujourd’hui. J’essaie de créer activement ma vie quotidienne. J’ai par exemple décidé de boire mon café et de manger mon petit déjeuner tranquillement avant d’allumer l’ordinateur le matin. Au lieu de faire comme dans le passé, où je me suis souvent réveillée trop tard ce qui m’a fait me précipiter vers mon PC avant même d’ouvrir les yeux avec une sensation de stress et de culpabilité. Travailler ainsi n’était pas la fête, même si c’était en tant que freelance et parfois sur le canapé.

Aujourd’hui, la création de ce Blog me donne envie de me lever le matin. J’espère qu’il m’aidera à échanger avec des gens des quatre coins du monde (où d’Europe) et d’apprendre de vos expériences autant que j’espère les miennes vous aideront également. J’attends donc vos commentaires, conseils, questions et messages. Créons notre vie quotidienne !